lundi 3 janvier 2011

Bonne année la Terre!

Bonne année à tous!

2010, année de la biodiversité... se poursuit en 2011. Continuons la lutte! Il y a du travail : à lire, le rapport Planète Vivante 2010 du WWF.

A bientôt!

Sandro.

mercredi 7 juillet 2010

Syngenta : lancez-lui des tomates!

L'année de la biodiversité, où le réveil de nos consciences face aux délires des industries agro-alimentaires

Bonjour à tous!

Lorsque l'on décrète un jour - ou une année - comme étant le jour (ou l'année) d'une cause particulière, c'est presque toujours le signe que cette cause a encore de la peine à être prise au sérieux ; au mieux reste-t-il encore beaucoup de travail à faire. Mais parfois, cela a au moins l'avantage de rendre audible des revendications, messages et "cris d'alarme" importants autrefois noyés dans l'indifférence de notre société individualiste. C'est le cas de la biodiversité, dont 2010 est l'année officielle. C'est, selon moi, l'une des causes majeures - sinon la principale - pour laquelle notre civilisation devra rapidement trouver des réponses durables, car elle touche tout le monde, sans exception.

Les luttes entreprises contre les agissements de certaines industries envers les êtres humains et l'environnement ne sont pas récentes. Déjà dans les années 50, la scientifique américaine Rachel Carson dénonçait l'impact des pesticides sur les écosystèmes, ce qui déboucha sur l'interdiction du DDT par certains pays dans les décennies qui suivirent. Une longue série de luttes de ce type s'en suivit, controversées parfois tant du point de vue humaniste (DDT et lutte contre le paludisme) que par les intérêts économiques énormes auxquelles elles peuvent s'opposer (OGM et industries agro-alimentaires, nucléaire et pétrole et intérêts géostratégiques et économiques, etc.). Mais si les problèmes soulevés sont souvent très complexes, les recherches scientifiques, notamment en écologie et en économie, couplées à un réseau d'information mondial de plus en plus rapide et performant (voire envahissant...) ont permis de mettre à la lumière du jour un constat que seul des lobbys aveuglés par le profit et de sombres politiciens poussiéreux et endoctrinés, à leurs bottes, peuvent encore ignorer : la Terre est un univers fini, aux ressources finies, rendant incompatible et illusoire toute vision d'une "croissance infinie". Autre constat que la grande variété des canaux d'information rend flagrant et difficile à masquer : une consommation irréfléchie, chez nous, n'est pas sans impact néfaste sur les gens (et la Nature), ici comme ailleurs. En témoigne le comportement de grands groupes industriels comme Monsanto, DuPont... et le suisse Syngenta. Si, selon la Déclaration de Berne, ces sociétés représentent à elles seules près de la moitié du marché mondial des semences, celles-ci se démarquent également par leur comportement... plutôt surprenant!

L'art de contourner les interdits... ou de profiter des plus faibles? Les deux, voyons!

Syngenta est active dans le domaine de la production alimentaire ; elle possède notamment des marques de tomates : la Toscanella et la Kumato. Pour une telle industrie, à l'instar de ses concurrents américains, il semble intéressant de contrôler l'ensemble de la filière, des semences jusqu'aux produits phytosanitaires. Ainsi, Syngenta est à la fois leader en matière de semences et en matière de traitement chimique : le paraquat est un biocide pesticide herbicide, commercialisé par Syngenta. Courant 2007, ce produit, initialement vendu depuis plusieurs années au mépris de sa forte toxicité, pourtant déjà connue, et de son impact néfaste sur l'environnement (la Suisse en a interdit l'usage il y a plus de 20 ans), a été interdit en Europe, suite notamment à des études montrant une corrélation entre l'exposition à ce produit et la maladie de Parkinson.

Plusieurs décennies d'interdiction en Suisse, quelques années en Europe : pas grave, pour Syngenta, les pays du Tiers-Monde représente encore un vaste marché ou vendre leur poison, en parallèle des semences! Ce d'autant plus que ce produit de traitement est bon marché. Le paraquat est donc devenu l'un des herbicides les plus vendus au monde. Et tant pis si sa toxicité et son impact sur l'environnement font de cet article une véritable cochonnerie!

Ainsi, une entreprise lieder dans l'industrie chimique et agro-alimentaire et comptant plus de 25000 employés à travers le monde, fondée dans un pays où le respect des règles et des lois est une vraie marque de fabrique, profite allègrement de la pauvreté des populations du Tiers-Monde pour y vendre un produit phytosanitaire réputé mauvais et polluant, interdit en Europe et dans son propre pays d'origine!

Que faut-il en penser de cela, de tout ce profit engendré sur le dos de la misère, mais surtout du déficit de démocratie et de débats sur la question ou encore du peu d'échos des revendications locales? N'oublions pas que le cas du paraquat n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, OGM en tête, ou la quête de profits astronomiques se fait au prix d'une absence de dialogue et de raccourcis hâtifs!

En tout cas, je vous invite à jeter un œil sur l'article de la Déclaration de Berne à ce sujet ("Attention, ceci n’est pas une tomate normale !"), et surtout de la réponse du groupe helvétique. C'est piquant!

Qu'en penser... si ce n'est de se comporter, enfin, en consommateurs responsables!!!

Quelques grands groupes - Monsanto, Syngenta, DuPont, Aventis - contrôlent le marché des semences. Certains d'entre eux possèdent l'entièreté des semances OGM. Une main-mise où les sociétés, produits éclatants d'un libéralisme sensé prôner la "liberté", ne se compte pourtant que sur les doigts de la main! Devons-nous continuer d'alimenter cet oligopole, restreignant, par le fait-même, notre propre liberté de choix?

Une réponse est pourtant là : la consommation locale où, lorsqu'il s'agit de denrées produites dans le reste du monde, le commerce équitable. Car aujourd'hui, l'information circule. Il n'est plus possible (au moins en théorie) d'ignorer les tragédies d'ici ou d'ailleurs, d'ignorer les conditions de travail dignes de l'esclavage des clandestins dans les champs d'Europe du Sud, d'ignorer les ravages de l'industrie de l'huile de palme en Asie du Sud-Est... comme il n'est plus possible d'effacer les agissements irresponsables de puissants groupes industriels comme Syngenta.

Oui, fêter une cause durant un jour ou une année peut sembler vain parfois, voire futile. Mais force est de constater qu'à l'heure d'Internet, les causes comme la biodiversité et le respect des êtres humains commencent à faire leurs effets, comme de mettre sur la place publique des drames ou des exactions commises "loin de notre regard" non pas seulement par l'unique rôle de dictateurs corrompus, mais également, de temps-en-temps, aussi par des "succes story" industrielles bien de chez nous, jusqu'ici au-dessus de tout soupçon.

Et comme je le dis, par devoir envers les générations futures : poursuivons la lutte pour l'information, afin que de tels agissements ne puissent plus être ignorés, et pour que nos comportements d'individualistes changent!

Bien à vous.

Sandro

samedi 5 juin 2010

Greenpeace et les thoniers-senneurs, une bataille qui tourne à l'agression!

Bonjour,

Voici une vidéo de Greenpeace prise en mer Méditerrannée, lors d'une action dénonçant la poursuite aveugle de la pêche intensive au Thon rouge.

Thon rouge : des militants de Greenpeace violemment agressés en mer par les thoniers français


Ce 4 juin, vers 14h, a débuté la première action de Greenpeace en Méditerrannée. Des militants se sont interposés de façon non-violente dans des opérations de pêche au thon rouge pour libérer les poissons capturés par un thonier senneur français, le Jean Marie Christian 6, un navire de l’armement de Jean-Marie Avallone. [...]





Cela devient grave. Encore une fois, on le voit, l'importance d'une consommation réfléchie s'impose. Devant la raréfaction des ressources, les lobbys s'acharnent... même si cela conduira à la mort des pêcheurs d'ici quelques années! Et ils s'acharnent avec la violence : un militant a été harponné par un pêcheur. Vraiment, il y a de quoi dégoûter de manger du thon...

Bien à vous!

Sandro

mercredi 2 juin 2010

Cyclistes, la (presque) mauvaise excuse

De retour!

Bonjour à toutes et à tous!

D'abord, mes excuses pour mon absence. Désormais, si la fréquence de mes billets sera un peu plus faible qu'auparavant, je promets de m'y remettre, spécialement sur le sujet de la nature. Année de la biodiversité oblige...

Mais avant cela, j'avais en tête, depuis longtemps, de parler de mobilité cycliste et de cohabitation. Le journal du 19h30 de la TSR de ce soir (2 juin 2010) a réveillé ce souhait.

Le vélo, un sentiment de liberté... mais pas à tout prix!

Depuis près d'une année et demi, et ma sortie d'un long traitement médical, j'ai décidé de me remettre au vélo. Si les longues virées et la compétition amateur étaient de lointains souvenirs, j'y ai vite repris goût. J'ai toujours défendu ce mode de locomotion, et déploré les trop faibles infrastructures cyclistes. Car le vélo a de nombreux atouts! Dans ces périodes difficiles, c'est un moyen économique et efficace de déplacement : j'utilise mon vélo aussi bien pour aller travailler que pour faire les courses ou encore pour amener ma fille de quatre ans aux cours de mini-tennis, à 35 minutes de chez moi. Et ne parlons pas des avantages indéniables et décisifs de la petite reine en matière d'environnement et d'économies d'énergie!

J'avais perdu l'habitude de la circulation en milieu urbain. J'ai donc été très vite conscient, à nouveau, des difficultés de circulation qu'un cycliste rencontre en se déplaçant en ville, à Genève notamment : les voitures, les motos... et les autres cyclistes. Et là, jour après jour, ma colère n'a cessé de monter.

Je lutte, à titre associatif et politique, pour que le vélo soit mieux considéré par le gouvernement, que les infrastructures de sécurité soient mises en place de manière continue, etc. Car, au-delà des paroles politiques, le transfert modal n'est que très peu soutenu et que, dans les faits, la "voiture" reste prioritaire dans les esprits de nos dirigeants. C'est pourquoi je trouve intolérable toutes ces infractions que commettent les cyclistes et que, chaque jour, j'observe sur les routes : on grille un feu par-ci, on fille à toute allure sur les trottoirs par-là, on ne circule pas sur les bandes cyclables pourtant bien visibles, on ne met pas le casque (même sur la tête du bébé assis sur le siège enfant), etc. Franchement, j'en ai marre que ces incivilités puissent servir aux opposants de la mobilité douce pour mettre des bâtons dans les roues de ceux qui essayent de briser le dogme du "tout voiture". Là, en partie du moins, nous autres cyclistes avons une certaine responsabilité, et il faut l'admettre. Les lois, même imparfaites, ne valent pas que pour les "autres" (soit les voitures, les motos ou les scooters) : que dirions-nous si une voiture brûlait un feu ou encore lorsqu'une moto n'est pas dans la voie de circulation qui lui est dévolue (par exemple sur une piste cyclable...)?

Le problème de la cohabitation est déjà assez compliqué, la politique majoritaire en Suisse ne défendant pas vraiment le développement d'alternatives écologiques au transport individuel motorisé. Il faut développé le réseau de pistes cyclables, si possible bien protégées, et faire en sorte que toutes les voies principales en soient munies ; il faut améliorer la signalisation ; il faut généraliser les places de stationnement pour vélos... On voit, il y a du boulot. Pourquoi donner des arguments anti-cyclistes aux lobbys pro-voitures comme le Touring Club Suisse (TCS) ou encore à certains partis politiques de droite?

Responsabilité contre légalisme : coupons l'herbe sous le pied des mauvaises langues!

La réalité de la mobilité cycliste, de nos jours, est difficile, voire souvent périlleuse ; en prenant nos responsabilités, nous pourrions clarifier (voire pacifier) le débat et ainsi donner du poids à nos revendications, mais aussi "clouer le bec" à certains légalistes, un peu trop déconnectés des faits de terrain.

Le "grillage" de feu ne s'excuse pas a priori. Par contre, aller sur le trottoir peut, dans certains cas, se comprendre. Certains ont peur, tout simplement, d'aller sur la route, l'intense circulation ne leur donnant aucune confiance. A Genève, de tels lieux sont légions , comme le Pont du Mont-Blanc, les quais au bord du lac ou encore la route de Meyrin. Dans ce cas, le légalisme affiché par l'avocat s'exprimant dans les pages du journal du TCS - celui-ci s'offusquait de la clémence de la police face aux vélos circulant sur les trottoirs - n'est essentiellement qu'une profonde méconnaissance de ce qu'endure chaque jour les cyclistes à Genève. Mais, ici, si certains cyclistes ne prenaient pas les trottoirs - de surcroit bondés - comme des pistes d'entrainement pour le Tour de France, peut-être que cela se passerait mieux, non? N'oublions pas que, sans tomber dans la vision étriquée et ignorante du TCS, il faut garder à l'esprit que les piétons SONT PRIORITAIRES SUR LES TROTTOIRS! Ah, la responsabilité... une notion qui n'est plus d'actualité de nos jours!

L'individualisme, le cancer de la circulation... et de tant d'autres choses!

Prenons du recule! Les cyclistes roulent de manière irrespectueuse du code de la route. Ils grillent les feux, ne respectent pas la signalisation routière ni les autres usagers de la route... Dans le journal de 19h30, un chauffeur de taxi disait, à propos des cyclistes, que c'était "le cancer de la circulation". Mmmh, est-ce si simple?

Car, lors de mes déplacements, si j'ai vu de nombreuses fautes commises par les cyclistes, j'ai vu aussi des voitures me passer à plein gaz à quelques centimètres de mon guidon, des voitures me refusant la priorité de sens inverse (un jour, une telle faute m'a conduit à terminer ma course dans un buisson d'épineux, mais même si j'ai eu beaucoup de chance ce jour-là, personne n'est venu m'aider), des motos et scooters empruntés les bandes cyclables et des taxis arrêtés sur ces dites bandes. A cela s'ajoute une remarque générale : combien d'automobilistes respectent à la lettre une règle pourtant simple à respecter : la vitesse maximale?

On en conclue une chose : lorsque l'être humain voit ses capacités physiques augmentés, tout en étant plus ou moins isolé du monde extérieur - c'est ce qui se produit lorsque il se met au commande d'un mode de transport individuel, support de "liberté" - son fonctionnement social se modifie et son "individualisme" s'en voit exacerber. Ce phénomène touche les cyclistes, où la polyvalence du véhicule à tendance à "nous donner tous les droits", ce que nous devons reconnaître. Mais cela touche les autres aussi, automobilistes et cyclomotoristes. Ce que ces derniers reprochent aux cyclistes, ils le font eux-même, généralement (je me souviens de déplacements en taxi ou en bus où je me demandais si j'allais arriver en un seul morceau à destination).

Donc, à l'instar de tous ceux qui pourrissent, d'un côté comme de l'autre, le débat sur la cohabitation vélo-voiture, ce chauffeur de taxi, interviewé par la TSR, devrait tourner sept fois (au moins) sa langue dans sa bouche. Ce ne sont pas les cyclistes qui sont le cancer de la circulation, mais plutôt l'individualisme qui tinte toute notre société, de nos comportements de consommation jusqu'à la couleur de l'idéologie dominante. Sans cette prise de conscience, les problèmes actuels de notre civilisation ne pourront être réglés de manière durable. Et la mobilité n'en est qu'un aspect... révélateur néanmoins!

Bien à vous.

Sandro

dimanche 21 mars 2010

Joyeuse anniversaire ma puce!

21 mars! C'est le jour où ma puce que j'adore fête son anniversaire. 28 ans cette année, cela en fait des bougies à souffler!

Parallèlement, à plusieurs milliers de kilomètres de là, le volcan islandais Eyjafjöll, actif mais dont la dernière éruption datait d'il y a plus de 190 ans, s'est réveillé. Ce volcan, a l'activité essentiellement fissurale - la lave s'échappe par des fissures s'ouvrant sur les flancs du volcan - est entré en éruption après une suite de nombreux séismes.

Photo : BBC News - http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/8578576.stm

Pour voir une vidéo de cette éruption, suivez ce lien.

Mais bon, quel rapport entre les 28 ans de ma puce et les 190 ans de calme du volcan Eyjafjöll? Aucun, si ce n'est que ma puce a un tempérament... très volcanique. Une telle éruption ne pouvait donc pas marquer de plus belle manière l'anniversaire de ma puce explosive.

Mais de toute façon, je ne suis pas à plaindre. Je suis un passionné des volcans!...

BONNE ANNIVERSAIRE MA PUCE! JE T'AIME!

Sandro


jeudi 11 mars 2010

Les festivals comme machines à réveiller les esprits.

Bonjour à tous,

Qu'est-ce qui relie droits de l'Homme et écologie, d'après vous? A priori, pas mal de choses, l'espèce humaine n'étant, précisément, qu'une espèce parmi tant d'autres vivant sur la planète Terre. Malheureusement, l'indifférence, parfois, est un "paramètre" que partagent ces deux domaines de préoccupation. Dès lors, est-ce un hasard que deux festivals cinématographiques distincts - le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH) et le Festival du Film Vert - se déroulent presque en même temps?


Lieu de dialogues et de débats, le FIFDH, comme son nom l'indique, est plus qu'un simple festival. De nombreux thèmes y sont abordés - le respect de la population rom, l'Islam en Europe, la problématique des peuples autochtones ou encore la question du statut de la femme dans le monde - avec des débats où des personnalités, spécialistes et ONG diverses (Coline Serreau, Hasni Abidi, Manfred Nowak, Florence Hartmann, Amnesty International, etc.) parlent au public, ceci tout au long de l'événement qui, pour sa 8ème édition, a lieu du 5 au 14 mars.

FIFDH
Maison des Arts du Grütli
16, rue du Général-Dufour
P.O. Box 5730
1211 Geneva 11
Switzerland


La 5ème édition du Festival du Film Vert expose, entre le 5 et le 16 mars, dans plusieurs villes romandes, plusieurs documentaires traitant de l'écologie. Au-delà de la vision d'Épinal que l'on peut avoir en pensant à l'écologie, ce festival montre que la situation, sous de très nombreux aspects, reste très préoccupantes en ce qui concerne l'état de la planète. On taxe les documentaires "verts" de catastrophistes. La réalité de terrain, malheureusement, montre qu'il n'est même plus temps d'être catastrophiste ; bien souvent, le mal est fait (les OGM ou encore la problématique des espèces envahissantes sont des exemples flagrants) et la question est plutôt de savoir ce que nous pouvons encore faire pour "sauver les meubles". Je vous invite à voir les programmes sur le site du festival à l'adresse http://www.festivaldufilmvert.ch/festival.php. A noter que des projections auront encore lieu à Genève le 14 mars, à Martigny le 13 mars ou à Lausanne jusqu'au 16 mars (voir programme).

Je sais... ces événements touchent à leur fin. Mais... mieux vaut tard que jamais... surtout pour s'informer, aller au-delà de ce que nous servent des médias trop souvent simplistes et réveiller les esprits!

Sandro

mardi 2 mars 2010

Défendre le nucléaire en parlant de court terme, bel oxymore!

Bonjour,

Un petit message express avant de se mettre au boulot... Le président de la Ville de Sion Marcel Maurer est invité au journal du matin sur la Première de la Radio Suisse Romande à 7h30. Ce libéral-radical est, paradoxalement, quelqu'un de réellement sincère sur son engagement environnemental. C'est un pionnier du véhicule électrique, depuis une vingtaine d'années déjà. Son travail est reconnu dans la ville valaisanne, et même au-delà.

Peut-être n'est-ce qu'une résurgence de politique politicienne de sa part... Mais, malgré tout le respect que je dois à Monsieur Maurer (au fond, je ne le connais pas, en bon genevois que je suis), j'ai été estomaqué d'entendre le président de la Ville de Sion dire "qu'on ne doit pas mentir" et, en même temps, "les énergies renouvelables ne pourront pas couvrir à court terme les besoins" et "qu'il faudra bien se tourner sur [...] le nucléaire". Mélanger court terme et nucléaire est un vrai oxymore. C'est sûr, les énergies renouvelables ne suffiront pas avant un certain temps à couvrir la demande, surtout si l'on conserve nos habitudes de consommation et si les politiques fédérales restent aussi timides et "orientées" dans ce domaine. Mais une centrale nucléaire, c'est, au bas mot, dix à quinze ans de procédures, sans compter les recours. Puis, c'est au moins une vingtaine d'années d'exploitation, voire plus (n'est-ce pas Moritz). Aucune garantie que cela se fasse dans des délais compatibles avec la notion de court terme...

Alors avant d'employer les grands mots, d'attribuer des étiquettes de menteurs aux gens qui ne font, au final, que secouer de grandes fourmilières dogmatiques, les femmes et hommes politiques de ce pays devraient, plus souvent, faire eux-même preuve d'honnêteté face aux médias et d'admettre, simplement, qu'ils n'ont pas les compétences pour juger de tel ou tel sujet. La question de l'approvisionnement énergétique de la Suisse est très complexe, il ne faut pas le nier. Au-delà des positions idéologiques, dire que le nucléaire doit être envisagé comme solution à court terme relève, dès lors, du mensonge politicien. C'est dommage!

ABE.

Sandro